Pr Babacar Diop: Docteur d’Etat en histoire ancienne, à l’Université Cheikh Anta Diop ; Professeur Titulaire

Source : Pr Babacar Diop: Docteur d’Etat en histoire ancienne, à l’Université Cheikh Anta Diop ; Professeur Titulaire

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Pr Babacar Diop: Docteur d’Etat en histoire ancienne, à l’Université Cheikh Anta Diop ; Professeur Titulaire

Pr  Babacar Diop: Docteur d’Etat en histoire ancienne, à l’Université Cheikh Anta Diop ; Professeur Titulaire

 Profil  et itinéraire

Babacar Diop dit Buuba est un Professeur d’Histoire ancienne, Égyptologue, au Département d’Histoire de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Enseignant chercheur, et syndicaliste, il est bien connu dans le mouvement social et les ONG, pour avoir été le Président du Congad,( consortium des ONG), membre du forum social mondial et membre fondateur du Syndicat autonome des Enseignants du Supérieur ( SAES).
Buuba fut aussi ancien Médiateur à l’Université Cheikh Anta Diop

En 1975 : Maîtrise de Lettres Classiques à l’Université de Dakar (maintenant Université Cheikh Anta Diop), “Recherche sur le noir, ses nuances et son symbolisme dans le vocabulaire grec;

En 1977 : Certificat de spécialisation en égyptologie à l’Université de Paris IV ;

Diplôme d’Etudes approfondies en Histoire, Université de Paris I ;

En 1981 : Doctorat de 3ème cycle en Histoire, Université de Paris I sur : “Les Mythes judéo

hellénistiques et judéo chrétiens sur les populations africaines” ;

En 2002 Doctorat d’Etat en Histoire ancienne à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar

(Sénégal) sur : “Regards croisés sur la géographie ancienne de l’Afrique ’’

Cursus:

1981 : Vacataire au département des Langues et civilisations anciennes à l’Université de Dakar ;

1982 Assistant dans la même Université ;

2003 Maître de Conférences à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

Depuis 2007 Professeur titulaire

-Président de l’association Nationale pour l’alphabétisation et la formation des adultes(ANAFA)

Vice Président  du conseil international   d’éducation des adultes(ICAE)

Président du Conseil  des organisations d’appui au développement(CONGAD)

Président de la FEDER

Médiateur  de l ’UCAD

Président du comité d’organisation du Forum Social Mondial

Distinction :

2008 : Prix d’excellence du Consortium des Organisations Non Gouvernementales D’appui au développement ( CONGAD) 2008 pour le Respect  de la Diversité

2009 :Prix Medays pour la Culture, l’Education et la Recherche reçu en 2009 à Tanger (Maroc) de la part de la Fondation Amadeus

Juin 2005 :  Attestation  « The consortium on international  management Policy Développement »  pour  son engagement  et son soutien  à  la 5eme conférence internationale  tenue  au Sénégal

1983  :Participation à des rencontres internationales : Conférence internationale  des droits humain en 1973.

-Réalisation  en français, mandinka, pulaar, wolof  d’un document de vulgarisation intitulé «  des droits de l’homme pour tous ».Cette production s’est faite dans le cadre d’un projet pilote en vue de surmonter les obstacles à l’accès effectif des groupes défavorisés aux droits de l’homme réalisé avec le soutien de l’UNESCO. Ce document multilingue  présente le rapport entre  paix et droit de l’homme, la signification de la déclaration  universelle des droits de l’homme, le contenu  de ces droits, comment les personnes âgées  bénéficient- elles de la protection  des droits de l’homme, l’importance particulière que revêtent les personnes âgées aujourd’hui.

– Le thème de la malédiction des Noirs dans les sources judéo-chrétiennes, la problématique des droits de l’homme en Afrique et dans le monde   méditerranéen,  Toronto, Térébi, 1986 :

– Ceddo de Sembène Ousmane, l’Actualité et Histoire, Waraango, 3, 1983 ;

-African Education, mirror of humanity, in Voices on Education, Juta & Coltd, 2000, Afrique du Sud ;

– Les civilisations africaines entre les vents d’Est et d’Ouest, Diogène numéro 184, 1998 ;

-Afrocentrisme d’hier et d’aujourd’hui dans Scholia, N.S. vol. 8, 1999, Afrique   du Sud ;

“L’Afrique répond à Sarkozi”, sous la direction de M. Makhily Gassama, éditions Philippe Rey, Paris, 2008.

Traduction de la déclaration  universelle des  droits de l’homme en wolof

-Charte africaine  de droits de l’homme et des peuples  avec l’appui ICAE AALAE PEACE fund Canada, traduction en six langues nationales

Dans le cadre des activités et projets réalisés et les résultats atteints  pour la promotion  d’un esprit de tolérance  et de non-violence, plusieurs éléments peuvent être mis en avant. Il faut prendre en compte que c’est à travers son engagement citoyen des résultats appréciables ont été réalisés.

1990- 2009 ?-Vice-président du conseil international pour l’éducation des Adultes (ICAE)

  • Coordonnateur des programmes de Paix et les Droits de l’Homme  (Peace Program for)  AALAE an ICAE, International Council for Adult Education( le Conseil international pour l’Education des adultes est un partenaire de l’UNESCO).

1985-1990 : Secrétaire général  du syndicat autonome de l’enseignement supérieur

Sa conception de la diversité prend en compte toutes les dimensions de la vie sociale et organisationnelle. C’est ainsi que dans le champ universitaire, il a travaillé à promouvoir la diversité en contribuant fortement à la création d’un syndicat autonome au sein de l’espace universitaire. Il faut prendre en compte aussi que  la lutte pour la liberté d’expression est aussi un combat pour la tolérance et c’est un des principaux  acquis durant son magistère en tant  que Secrétaire Général du Syndicat  autonome de  l’enseignement supérieur.

Il a aussi su mobiliser la communauté universitaire  sous l’égide du SAES autour des questions de paix de la sous-région en tenant une rencontre sur le conflit  sénégalo mauritanien  au CESTI. Il a su animer un espace de communication entre les acteurs universitaires pour promouvoir le dialogue entre eux, la compréhension sur la base d’une information partagée.

1990-1995 : Président de la Fédération de l’Education et de la Recherche (FEDER)

La création de la FEDER résulte de la volonté de dépasser la forte division syndicale survenue au sein des enseignants. Ainsi durant cette période le Professeur Babacar Diop à travailler à l’acceptation des différences entre les différentes composantes du mouvement syndical enseignant. Cela a permis de dépasser une période critique du Mouvement syndical enseignant et à contribuer de renouer le dialogue avec différentes composantes de ce secteur.

1990 -2000: Président de l’Association pour l’Alphabétisation et la Formation des Adultes

Durant cette période l’éducation et la formation ont été fortement utilisées  pour asseoir une culture de paix et de tolérance. Des projets d’éducation à la citoyenneté et à la paix au niveau des écoles du pré scolaire au moyen ont été mis en œuvre. La prise en compte des minorités dans le cadre de l’ouverture   à tous les segments de la société a été promue. La culture de la paix, de la tolérance et de la diversité à travers la musique  et le cinéma a été un fait marquant de cette période avec la mise en place d’un réseau Art et culture.

En complément  à cela, la promotion  soutenue de la diversité avec l’utilisation des langues nationales pour  permettre aux populations d’accéder à l’information en langues nationales  a été développée. A titre indicatif on peut noter les traductions en  six langues nationales (wolof, sérère pulaar,soninké,diola mandingue) de la charte africaine  de droits de l’homme et des peuples, la traduction  et la vulgarisation du NEPAD.

En continuité avec cet engagement pour la diversité il a édité un  journal intitulé SOFA en langues nationales (wolof et pulaar) a été produit avec Yéro Sylla dans le cadre de l’association des chercheurs sénégalais.

Dans le cadre de son ouverture, il a fait la  promotion du multilinguisme qui permet de prendre en compte nos langues nationales dans leur diversité  et aussi les langues étrangères.

1999-2005   Président du CONGAD (Conseil des ONG d’appui au développement)

Durant son magistère on peut noter plusieurs actions majeures. La mise en place d’une commission d’éthique et de déontologie qui a  permis de prévenir et gérer des  conflits entre les ONG ou en leur sein. De potentiels conflits qui pouvaient  engendrer des violences au Sénégal ont  été maîtrisés et gérés. La situation  pré-électorale et électorale dans le cadre des élections de 2000 a  été l’occasion  de faire signer un engagement entre les  deux principaux candidats à la présidence de la République.

Par ailleurs plusieurs  initiatives ont été prises pour contribuer à la paix en Casamance parmi lesquelles  ses participations aux rencontres de paix.

Il a su aussi mettre à contribution le CONGAD pour la  recherche de la paix.

2004-2011   Médiateur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal)

Au cœur du processus  de mise en place de cette institution, il l’a dirigée pendant plusieurs années en assurant la fonction de médiation  au sein de l’UCAD et en dehors d’elle. En face aux multiples contradictions et potentiels conflits il a su impulser une dynamique de veille d’écoute et d’action pour faire face  aux problèmes. En résumé au niveau des résultats on peut citer :

-La mise en place d’un dispositif  de prise en charge des  conflits ;

-La réalisation d’une typologie des conflits au sein de l’espace universitaire ;

-la mise en place d’une dynamique de communication avec l’édition d’un bulletin d’information de la Médiature et des rencontres périodiques et une reddition des comptes chaque année. Ainsi la prise en charge de la dimension prospective de la gestion des conflits, par la communication à travers la publication des cahiers de la Médiature de l’UCAD  a été effective   pour permettre de combler  le vide en matière d’information stratégique pour la paix   et  la concorde à l’UCAD ;

-un dispositif d’écoute et d’intervention.

-la  promotion de la Médiature  et le partage de l’expérience dans les espaces universitaires sénégalais  africains, européens.

-la responsabilisation de la Médiature de l’UCAD pour l’extension et le partage des bonnes pratiques en matière de défense des libertés académiques, des franchises universitaires et de culture de la paix dans, par et à travers les universités d’Afrique, voire du monde.

– la participation de la  Médiature de l’UCAD  à l’animation des sessions ordinaires et extraordinaires du C.N.D.S. (Comité National du Dialogue Social).

Cette institution mise en place a acquis une légitimité auprès de tous les acteurs en particulier des étudiants. L’approche utilisée se fonde sur la diversité et l’acceptation des différences.

Il a été dit dans le journal lien qu’il a été un médiateur hors pairs écouté par l’ensemble de la communauté  en particulier universitaire. Il a fait déborder  ce dispositif hors de ses frontières. Ainsi ,il a travaillé avec les étudiants à Kédougou pour trouver une solution suite aux émeutes qui ont eu lieu dans cette ville. Dans cette même perspective il a travaillé à l’apaisement à Kolda suite aux conflits entre l’administration et les jeunes de cette localité. Par ailleurs  il a pu rétablir le dialogue entre les autorités universitaires et les élèves non orientés  permettant  une résolution provisoire.

Ces exemples parmi tant d’autres ont été pris en charge correctement grâce l’écoute, la compréhension de l’autre  et la recherche de consensus.

Les rapports annuels produits et un autre qui  systématise l’expérience  fait état des résultats atteints. Cette expérience a été partagée avec  d’autres universités européennes, africaines (Algérie, Burkina Faso, Mali, etc) et avec des universités sénégalaises (Saint-Louis et Ziguinchor).

Autres initiatives majeures :Création   du groupe de défense de la liberté d’informer face à la menace  de fermeture  le groupe sud  communication expression dans les année 90

Groupe de défense des cinéastes du Film Carmen de Joe Ramata Gaye face aux interdictions et menaces qui se sont exprimées

La défense tout  dernièrement du professeur Omar Sankharé suite à la publication de son œuvre sur la culture grecque et l’islam.

Le combat pour la liberté de d’expression ,la liberté de diffuser les œuvres culturelles sont aussi une expression  de la lutte pour la tolérance et de l’acceptation des différences ,des perceptions,des conceptions et les croyances.

La proposition de la candidature du Professeur Babacar Diop Buuba   au  Prix UNESCO-Madanjeet Singh pour la promotion de la tolérance et de la non-violence s’explique par la nécessité d’amplifier son combat de longue haleine pour les valeurs qui fondent ce prix.

En effet, l’option  d’agir  à partir de l’éducation et la formation, en se fondant sur l’histoire ancienne et les faits quotidiens  constitue  le fondement  de sa démarche. Il est question  chaque fois  aller  dans le sens d’expliquer, de faire comprendre que la diversité est une  formidable richesse  et   l’acceptation de l’autre, reste un trait caractéristique dans l’évolution des peuples et rien ne peut se construire  sans la paix.

Son combat permanent s’exprime par un  investissement total dans des secteurs et domaines aussi différents que variés  au plan national, régional et international. Ce capital d’expérience et relationnel est  très  souvent mobilisé par les communautés au service du dialogue, la concertation, la prévention ou la gestion des conflits.

L’engagement citoyen est le point d’ancrage de toutes les actions que le Professeur Babacar Diop Buuba prend. Cette particularité fait que les éléments soumis à votre appréciation sont adossés soit   à des organisations soit  à des initiatives individuelles.

L’expression plurielle est  un élément essentiel de son combat. Ainsi  chaque fois que des velléités d’étouffer la pluralité se développent, il est à l’avant-garde pour  développer des initiatives hardies pour restauration des droits de chacun et de chacune. C’est toujours dans ce cadre  aussi qu’il a été dans le combat des femmes pour  l’égalité et l’équité de genre.

Il est reconnu comme un homme de consensus qui arrive toujours à trouver un compromis, entre les protagonistes et sur la base de principe,  pour aller de l’avant.

Toutes ces raisons fondent la candidature de Professeur Babacar Diop Buuba au Prix UNESCO-Madanjeet Singh pour la promotion de la tolérance et de la non-violence

by @yvesgh pour @aau_67 #AUDAY2015 #auday2015

UCAD: 58 années d’histoire

à la UneUCAD: 58 années d’histoire

Créée le 24 février 1957, l’Université de Dakar fut officiellement inaugurée le 09 décembre 1959 après une longue évolution marquée par :

– la création d’une école africaine de médecine, première ébauche d’un enseignement supérieur en Afrique en 1918 (décret du 14 janvier 1918) ;
– la création de l’Institut Français d’Afrique Noire (IFAN) en 1936 ;
– la création d’un certificat de Physique, Chimie et Biologie (PCB), préparatoire aux études médicales et par l’ouverture au début des années cinquante d’écoles supérieures académiquement rattachées à l’Université de Bordeaux dans le cadre de ce qui fut appelé en 1950, Institut des Hautes Etudes de Dakar ;
– l’érection de facultés indépendantes en lieu et place de ces écoles supérieures pour former la 18ème Université Française, académiquement rattachée aux Universités de Paris et de Bordeaux, en 1957 ;
– le changement de dénomination de l’Université de Dakar, qui devient Université Cheikh Anta Diop de Dakar le 30 mars 1987 ;
– la réforme pédagogique issue de la Concertation Nationale sur l’Enseignement Supérieure et la création de la faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) en 1994 ;
– l’introduction de la réforme LMD en 2003 ;
– la création de la Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la Formation (FASTEF) en 2004 ;
– la réforme des études doctorales en 2005.

Aujourd’hui l’université compte 6 facultés

06 écoles, centres et instituts de formations:

et des Instituts d’universités:

source:ucad.sn